Les maladies de l’oreille : Les vertiges circulatoires

> > Les maladies de l’oreille : Les vertiges circulatoires ; écrit le: 20 mai 2012 par chiraz modifié le 2 mai 2018

Quels en sont les différents types ?

Ces vertiges sont liés à l’arrêt total ou partiel de la circulation sanguine au niveau du labyrinthe et représentent la réaction des cellules sensorielles à la privation d’oxygène.

Si l’arrêt circulatoire est total et définitif, on assiste à une grande crise vertigineuse unique témoignant de la destruction labyrinthique.

S’il s’agit d’une privation circulatoire partielle et/ou temporaire, on assiste alors à des crises vertigineuses répétées liées à la souffrance vestibulaire.

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Toute affection circulatoire et/ou métabolique favorise ce type de vertige. Par exemple : hypertension, athérome, hypercholestérol ou hyperlipidémie, diabète, etc.

Dans l’ensemble, les vertiges circulatoires atteignent volontiers une population d’âge avancé, le plus souvent passé la cinquantaine.

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Quelles sont leurs caractéristiques ?

  • Le grand vertige unique de destruction labyrinthique

Le tableau sera différent si l’arrêt circulatoire se produit au niveau de l’oreille interne ou au niveau du système nerveux central et tout particulièrement du tronc cérébral.

S’il se situe au niveau du labyrinthe, il est souvent associé à une surdité profonde qui s’installe en même temps et à des acouphènes de type aigu.

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S’il siège au niveau du tronc cérébral, il y a association d’autres signes neurologiques en rapport avec des paralysies des nerfs de la déglutition ou de la mobilité de la langue et volontiers de céphalées.

Dans les deux cas, l’hospitalisation est de règle de manière à réaliser en urgence une imagerie médicale, scanner ou IRM. Et à débuter rapidement un traitement très énergique.

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  • Les vertiges répétitifs par souffrance vestibulaire

Ils comportent à des degrés différents une composante circulatoire et une composante « colonne cervicale », mais ils rentrent dans deux cadres bien différents :

– celui de l’insuffisance vertébro-basilaire où la composante circulatoire est majoritaire. Ils sont liés à l’athérome et à une circulation « limite » au niveau de la partie postérieure du cerveau. Ces vertiges, déclenchés par une position particulière de la tête et du cou, s’accompagnent en général de troubles de l’équilibre, d’une sensation de lâchage des membres inférieurs et parfois d’autres signes neurologiques, signes oculaires, troubles de l’élocution, etc. Ils surviennent souvent sur une personne d’un certain âge et au passé circulatoire chargé ;

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– bien différent est le syndrome dit de Barré-Liou où la composante colonne cervicale est prédominante. Il est lié au fait que les artères amenant le sang au centre de l’équilibre passent dans les vertèbres cervicales, donc, une arthrose débutante, des mini-déplacements vertébraux, des séquelles d’accident (coup du lapin), des malformations vertébrales mineures peuvent, surtout lors des mouvements de torsion du cou (regarder en arrière ou tête levée), entraîner des petits vertiges transitoires liés à un spasme partiel et temporaire des vaisseaux. Il est volontiers répétitif en reproduisant le mouvement qui l’a causé et survient électivement chez les femmes jeunes au « cou de cygne » long et insuffisamment musclé.

Comment soigner ces vertiges ?

La hauteur, l’importance et l’urgence des traitements de ces vertiges sont fonction du tableau réalisé. En cas de grande crise vertigineuse, il sera fait en urgence et associera des antivertigineux de crise, des médicaments pour faciliter la circulation et diminuer la coagulabilité du sang. Il se rapproche des traitements d’hémodilution par perfusion et d’oxygène sous pression. Ces traitements ont pour but, au mieux, une récupération partielle de la fonction labyrinthique, au pire, d’éviter l’extension du trouble circulatoire à d’autres parties du cerveau. Le traitement de la surdité brusque est identique. S’il s’agit d’accidents vertigineux transitoires, le prise en charge associera un traitement adapté à l’état circulatoire, souvent plus léger chez une personne jeune, avec une physiothérapie au niveau de la colonne cervicale, éventuellement le port d’un collier cervical chez la femme jeune ou un traitement antiarthrosique de fond chez le sujet plus âgé.

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Peut-on les éviter ?

La prévention de ce type de vertige sera celle de toute maladie de type circulatoire ou thromboembolique, c’est-à-dire le dépistage et la prise en charge d’une hypercholestérolémie, d’un athérome, d’une hyperlipidémie, d’un diabète, etc. Une gymnastique de rééducation de la colonne cervicale peut être envisagée dans certains cas. Dans tous les cas, une bonne hygiène de vie, diététique tout particulièrement, sera nécessaire, évitant une alimentation trop riche, les graisses animales, une alimentation hypersalée, etc.

Vidéo : Les maladies de l’oreille : Les vertiges circulatoires

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