Maladie coronarienne

La maladie coronarienne, aussi appelée coronaropathie ou insuffisance coronarienne, est une atteinte des artères coronaires, les vaisseaux qui apportent au cœur le sang et l’oxygène dont il a besoin. Rétrécies ou bouchées, ces artères n’irriguent plus suffisamment le muscle cardiaque, le myocarde : on parle d’ischémie myocardique. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les cardiopathies ischémiques sont la première cause de décès dans le monde.
Une maladie des artères
La cause principale est l’athérosclérose : des dépôts graisseux, les plaques d’athérome, s’accumulent lentement dans la paroi des artères et en réduisent le calibre. Pendant longtemps, la maladie ne donne aucun signe. Elle se manifeste lorsque le débit de sang devient insuffisant à l’effort, ou lorsqu’une plaque se rompt et qu’un caillot bouche brutalement l’artère.
Les différentes manifestations
- L’angine de poitrine (ou angor) : douleur ou serrement dans la poitrine, déclenché par l’effort ou le stress et calmé par le repos. Le cœur manque d’oxygène de façon passagère.
- Le syndrome coronarien aigu : la douleur survient au repos, dure plus longtemps et ne cède pas. Il regroupe l’angor instable et l’infarctus du myocarde, où une partie du muscle cardiaque meurt faute d’oxygène.
- Les troubles du rythme et la mort subite, qui peuvent être la première manifestation de la maladie.
- L’insuffisance cardiaque, lorsque le cœur abîmé ne pompe plus assez efficacement.
Une douleur thoracique qui dure, survient au repos ou s’accompagne de sueurs, de nausées ou d’essoufflement impose d’appeler le 15 ou le 112 sans attendre.
Les facteurs de risque
Certains facteurs ne se modifient pas : l’âge, le sexe masculin, les antécédents familiaux de maladie cardiaque précoce. D’autres peuvent être corrigés : tabagisme, hypertension artérielle, excès de cholestérol LDL, diabète, surpoids abdominal, sédentarité, alimentation déséquilibrée et stress chronique. Leur association multiplie le risque : un fumeur hypertendu et diabétique est bien plus exposé qu’une personne qui ne cumule qu’un seul de ces facteurs. C’est pourquoi le médecin évalue le risque global plutôt que chaque facteur isolément.
Diagnostic et traitements
Le médecin s’appuie sur l’interrogatoire, l’électrocardiogramme, des examens d’effort ou d’imagerie et, si nécessaire, sur la coronarographie, qui visualise directement les artères coronaires. La prise en charge associe plusieurs volets, décidés par le cardiologue :
- l’hygiène de vie : arrêt du tabac, activité physique adaptée, alimentation de type méditerranéen, contrôle du poids ;
- des médicaments qui limitent la formation de caillots, abaissent le cholestérol ou soulagent le cœur ;
- la revascularisation lorsqu’elle est utile : angioplastie avec pose d’un stent, ou pontage aorto-coronarien, qui contourne l’obstacle par un greffon.
Une réadaptation cardiaque et un suivi régulier réduisent le risque de récidive. Ces informations générales ne remplacent pas l’avis d’un médecin.


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