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Les otites

Vous êtes ici : » » Les otites ; écrit le: 15 novembre 2011 par La rédaction modifié le 24 décembre 2014

Les otites
Inflammation d’une des cavités de l’oreille.

Définition :

C’est l’inflammation d’une des cavités de l’oreille.

L’une des affections les plus fréquentes de l’oreille. Elle concerne plus souvent les enfants que les adultes. Entre l’âge de 6 mois et 2 ans, un jeune sur trois a fait au moins une otite.
L’oreille se divise en trois parties : externe (le pavillon, la partie visible de l’oreille, et le conduit auditif externe), moyenne ((les trois osselets, séparés de l’externe par le tympan, qui recueille et leur transmet les son) et interne (formée de la cochlée, qui contient les cellules de l’audition). Une otite peut se former dans n’importe quelle de ces parties.



L’otite externe est plus fréquente chez les baigneurs et ceux qui se nettoient trop souvent les oreilles, en effet que le cérumen joue un rôle de protection par sa composition acide il empêche la prolifération des bactéries. Elle se manifeste par des douleurs exacerbées par la mastication, la pression sur le tragus, la mobilisation du pavillon de l’oreille, tympan en principe normal, mais difficile à voir.

On distingue deux types d’otite selon la duré de l’inflammation : l’otite aigue et l’otite chronique.

Les otites aigue :

L’otite moyenne aiguë est plus fréquente l’inflammation aiguë de la muqueuse de l’oreille moyenne chez les enfants (l0% des enfants avant l’âge de l0 ans).

Atteinte mono-microbienne (streptocoque, pneumocoque, staphylocoque, hémophilus influenzae)

Voie naso-tubaire habituelle (Les microbes remontent du nez aux oreilles, grâce à un tuyau appelé trompe d’Eustache, végétations adénoïdes chez l’enfant, pathologie du nez et des sinus chez l’enfant et chez l’adulte, tumeur du cavum chez l’adulte).

Rarement traumatisme direct du tympan, barotraumatisme, fracture du rocher.

Tableau clinique typique :otite moyenne aiguë

otite

Clinique : Otalgies violentes, pulsatiles, cycliques. Avec fièvre à 38°

Otoscopie : stade congestif, tympan rosé, rouge mais reliefs visibles

stade suppuré, tympan bombé, rouge, violet ou blanc ou perforation tympanique souvent insuffisante.

Otoscopie systématique de l’autre oreille, palpation de la mastoïde, examen régional.

Evolution habituellement régressive en 8 jours sous traitement antibiotique et éventuellement paracentèse. Cette technique consiste a percé un petit trou dans le tympan, pour évacuer le liquide. Mais cette ouverture peut se refermer et si l’inflammation persiste, une nouvelle otite séreuse se déclenche. Pour éviter les récidives, il faut alors poser un système qui permet de mieux aérer l’oreille. Appelé aérateur trans-tympanique, il est mieux connu sous le nom de yo-yo.

Selon les cas, le chirurgien utilise un modèle diabolo, qui finit par tomber au bout de quelque temps, ou un T tube, qui reste dans l’oreille et ne tombe pas tout seul. On retire ce dernier seulement lorsque l’on considère qu’il n y a plus de risque d’otite, généralement au bout d’un an.

Complications :la mastoïdite

Ostéite des cellules mastoïdiennes : vers le l5è jour, reprise des douleurs, de l’otorrhée et de la fièvre avec insomnies et anorexie.
La mastoïde est douloureuse au niveau de son bord postérieur. Parfois extériorisation rétro-auriculaire (comblement du sillon rétro-auriculaire, décollement du pavillon de l’oreille puis collection fluctuante).
Radiographie de la mastoïde en incidence de Schuller : voile mastoïdien et lyse des travées cellulaires.

Mastoïdectomie indispensable.

D’autres complications sont possibles comme pour les otites chroniques.

Formes cliniques :

  • Otites du nourrisson : fréquentes, bilatérales, risque de retentissement général (toxicose, risque d’antrite extériorisée). Otoscopie difficile : conduit étroit, tympan oblique, aspect otitique volontiers trompeur, blanc violacé, grisâtre, givré, épais.
  • Otite nécrosante de la rougeole et de la scarlatine.
  • Otite phlycténulaire grippale.
  • Otite barotraumatique. Otite du vieillard ou du diabétique (torpide, compliquée).
  • Otites récidivantes. Prévention : ablation des végétations, traitement du terrain. Rarement déficit immunitaire.

Traitement :

  • stade congestif : anti-inflammatoires non stéroïdiens et anti-pyrétiques ou traitement antibiotique,
  • stade suppuré : antibiothérapie (amoxycilline + acide clavulanique) et paracentèse.

Otites moyennes chroniques :

Ce sont tous les processus inflammatoires ou infectieux de l’oreille moyenne évoluant sur un mode chronique (plusieurs semaines).
Les otites moyennes chroniques muqueuses sont en principe bénignes, les otites moyennes chroniques cholestéatomateuses sont dangereuses et nécessitent un traitement chirurgical.

Différents facteurs étiologiques : inflammation ou obstruction chronique des voies aériennes supérieures entretenant l’inflammation de la trompe d’Eustache, fragilité de terrain local.

Les otites chroniques simples :

Les otites muqueuses

otite

Otite séro-muqueuse à tympan fermé touche les enfants entre 3 et 8 ans (4%). Rare chez l’adulte (cancer du cavum ?).
Diagnostic devant une hypoacousie entraînant chez l’enfant un retard scolaire.
Otoscopie : tympan mat un peu rétracté, ambré.
Surdité de transmission variable de 2O à 4O dB. Tympanogramme plat à l’impédancemétrie.

Evolution variable :

  • guérison spontanée à la belle saison,
  • surdité persistante et retard scolaire,
  • poche de rétraction et lyse ossiculaire, puis cholestéatome.

Traitement :

  • stade séreux récent : antibiotiques et corticoïdes, paracentèse et aspiration, ablation des végétations ;
  • stade muqueux avec surdité franche : aérateurs transtympaniques .Traitement complémentaire: traitement du terrain, cures thermales n’empêchent pas de fréquentes récidives (3O% des cas).

Otite muqueuse à tympan ouvert

L’otite muqueuse à tympan ouvert ou otorrhée tubaire comporte une otorrhée généralement bilatérale, muqueuse ou muco-purulente. La perforation tympanique est antérieure, ou antéro-inférieure, ou totale.

Le rôle du rhinopharynx ou du terrain est prédominant et l’évolution est souvent très lente jusqu’à l’âge de 8 ans ou même la puberté.
Le traitement est médical (ablation des végétations adénoïdes, vaccinothérapie, crénothérapie). Il ne faut jamais instiller de gouttes ototoxiques.

La perforation tympanique séquellaire (après otite aiguë nécrosante par exemple) peut toujours se surinfecter (baignades, poussée rhino-pharyngée).

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Evolution vers la tympanosclérose possible, lyse ossiculaire possible, passage épidermique possible.

Le traitement est préventif (abstention des baignades) ou chirurgical (tympanoplastie).

Les otites chroniques cholestéatomateuses :

L’épithélium malpighien kératinisant du tympan et du conduit pénètre dans l’oreille moyenne à la faveur d’une rétraction de la membrane de Shrapnell ou de la pars tensa, ou par migration épidermique directe. Quelques cholestéatomes congénitaux de la caisse antéro-supérieurs existent chez le jeune enfant.

Diagnostic : hypoacousie et surtout otorrhée purulente fétide, parfois complications.
Otoscopie : perforation marginale (Shrapnell, région postéro-supérieure de la caisse qui est en fait le collet d’une poche pleine de cholestéatome).

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Rechercher un signe de la fistule à l’épreuve pneumatique.

TDM pour préciser l’extension.

Traitement chirurgical combinant l’exérèse et une tympanoplastie ; deuxième temps de contrôle souvent nécessaire. Surveillance à très long terme car récidive possible.

Les complications des otites :

Apanages de l’otite cholestéatomateuse, elles peuvent se rencontrer même dans une otite aiguë.

Complications cranio-encéphaliques :

  • Méningite purulente à pneumocoque ou streptocoque pouvant masquer un abcès de cerveau ou du cervelet.
  • Abcès du cerveau ou du cervelet : TDM au moindre doute (HIC, fièvre, signes moteurs, sensitifs ou cérébelleux).

Traitement actuel : antibiothérapie massive, ponction de l’abcès, éradication du foyer, surveillance par TDM.

  • Abcès extra-duraux et sous-duraux : tableau analogue, TDM, même traitement.
  • Thrombo-phlébite du sinus latéral : tableau septicémique souvent difficile à rapporter à l’oreille, douleur au rebord postérieur de la mastoïde, antibiothérapie à haute dose, éradication du foyer otologique.

Labyrinthites :

  • Formes mineures : fistule du canal semi-circulaire externe par cholestéatome, vertige à la compression ou la dépression.
  • Formes majeures : labyrinthite purulente, syndrome vertigineux suraigu, surdité totale en général, nystagmus battant vers l’oreille saine. Traitement antibiotique massif par voie veineuse, éradication du foyer otologique.

Paralysie faciale :

Généralement brutale par poussée de réchauffement, rarement progressive par compression (cholestéatome intra-pétreux).
Exérèse de la lésion indispensable.

Conclusion :

L’otite est une affection fréquente de l’oreille chez les enfants dont les complications menacent l’audition d’où l’intérêt d’une prise en charge rapide et efficace.

Vidéo :  Les otites

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Une réponse pour "Les otites"

  1. ben-.  12 mars 2013 at 18 h 03 min

    Moi aussi, j’ai le même problème dans mes 2 Oreilles, et je dois me faire opérer, pour fermer le Tympan qui est ouvert… en général, pour ton problème, normalement, tu dois te faire opérer

    Répondre

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