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Piqûres et morsures d’animaux marins et d’arthropodes : Les araignées

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Piqûres et morsures d’animaux marins et d’arthropodes : Les araignées

Les chercheurs ont identifié environ 35 000 espèces d’araignées clans le monde,parmi lesquelles 1500 mygales dont la morsure n’est pas mortelle, contrairement à la croyance répandue. Sur ces milliers d’espèces recensées, une centaine peuvent occasionner des réactions plus ou moins vives chez l’homme et une petite dizaine, essentiellement localisées en Australie, Amérique et Afrique, sont réellement dangereuses : des exemples cliniques d’atteinte grave du système nerveux et parfois de mort ont été relevés. La taille d’une araignée n’est pas proportionnelle au danger quelle présente : une très petite araignée peut s’avérer dangereuse (il n’en existe pas en France) alors qu’une araignée grosse comme le point peut être inoffensive.

L’araignée ne pique pas, elle mord

Les araignées, arthropodes de la classe des arachnides, perçoivent la présence des choses et des êtres grâce, entre autres, à des organes sensoriels, situés surtout sur les pattes, sensibles aux déplacements d’air. Quand elles sont dérangées, elles se sauvent ou se laissent tomber de leur toile, ou bien encore demeurent immobiles en attendant que le danger passe. Si elles ne se sentent pas agressées, elles ne manifestent aucune réaction de défense.

Toutes les araignées sont venimeuses et mordent avec les deux crochets implantés sur la face ventrale. La morsure peut passer inaperçue, et se signale alors par les démangeaisons et l’œdème éventuel qui se manifestent peu après. Généralement de type neurotoxique, le venin agit sur le système nerveux, provoquant raideurs musculaires et modifications de la tension artérielle pouvant entraîner un ralentissement cardiaque.

Malaise général sans gravité

Sans traitement, les conséquences de la morsure s’espacent au bout d’une semaine, les crampes et les, douleurs s’atténuant d’elles-mêmes au bout de 24 heures.

Les chercheurs aranéologues, spécialistes du monde des araignées, reçoivent parfois des appels de personnes mordues qui souhaitent identifier l’espèce. Si cela vous arrive, sachez qu’une araignée écrasée, ou sèche, est très difficile à identifier et qu’il est également inutile d’appeler pour en faire une description verbale : les chercheurs ont besoin de voir l’animal pour pouvoir se prononcer. Si vous êtes victime d’un œdème et de malaise nerveux vous avez peut-être été mordu par l’une des trois espèces suivantes.

Timide et nocturne

Cousine de la veuve noire américaine, la malmignatte. Latrodectus tredecimguttatus possède un corps de 4 à 10 mm pour les mâles et de 8 à 15 mm pour les femelles et des pattes d’environ 2 centimètres. Lisse avec des poils fins, de couleur marron noir, elle porte généralement sur son abdomen rebondi 13 taches blanches ou rougeâtres, en forme de rond, d’ovale ou de triangle, alignées sur trois rangées.La malmignatte habite cer­taines zones du pourtour mé­diterranéen : Midi, Corse, Espagne, Italie.

Elle peut se rencontrer dans les montagnes, mais aussi à basse altitude. Elle se confectionne une sorte de toile irrégulière et résistante près du sol, entre les touffes de végétation, avec une re­traite sous les pierres. Nocturne, timide, peu agres­sive, cette araignée se ren­contre très difficilement dans la journée : elle se cache, chasse surtout à l’entrée de sa retraite et ne court pas au sol comme les araignées errantes, sauf quand le mâle cherche une femelle. Le venin de la malmignatte est cependant assez puissant pour tuer un petit animal à sang chaud, tel un lapin.

Des abris douillets, tout en soie

La ségestrie est répandue dans toute la France. La plus connue des trois espèces, Segestria florentina, élit domicile sous les pierres, dans les trous de murs, dans les fissures, ce qui la mène parfois à l’extérieur des maisons, sur l’avancée des fenêtres. Sédentaire, elle se confectionne dans un trou de mur un long tube de soie évasé, pro- longé par des fils de capture, et y reste à l’abri, attendant les proies qui passent à sa portée. Sombre et velue, elle mesure de 1 à 2 centimètres, possède des pattes courtes et ne bouge pas de sa loge. Mais si on va la chatouiller, elle peut mordre et occasionner des réactions allergiques.

La dernière dame araignée française à surveiller, la cheiracanthe, dont il existe une dizaine d’espèces, vit souvent à une certaine hauteur de végétation dans le milieu pas trop humide des landes où prolifèrent bruyère, ajoncs, graminées, genêts. Elle aime aussi les prairies, les clairières et les friches rem­plies de hautes herbes et de buissons. Elle se constitue une retraite de soie dans une feuille repliée et s’y retire pendant la journée. Si vous respectez sa coque en forme de crosse, vous ne la verrez pas car comme ses trois autres congénères, elle est de mœurs discrètes et sort surtout la nuit.

 

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