Les cancers du sein : Les différents types de douleurs

Les cancers du sein : Les différents types de douleurs

Les cancers du sein : Les différents types de douleurs cancer

  À partir de quel stade un cancer du sein peut-il devenir douloureux ?

Les douleurs inflammatoires

Malheureusement, si l’on peut dire, un cancer mammaire évolue longtemps sans symptôme (hormis une
grosseur palpable). Rarement, il peut se révéler malgré tout par une sensation douloureuse si la tumeur se développe à proximité de structures nerveuses comme celles du creux axillaire dans lequel on trouve la chaîne ganglionnaire et le plexus nerveux du bras et en partie du thorax. Habituellement, un cancer mammaire commence à faire souffrir au stade des métastases ou lors d’une évolution locale particulièrement importante. (Les douleurs sont alors de type inflammatoire avec des sensations de douleur sourde associées à des élancements, liées ou non à la mobilisation, plus marquées la nuit. Le sein est souvent rouge.) Les cancers du sein, à terme, peuvent entraîner deux sortes de douleurs :

  • 1°- celles dues à une irritation des nerfs par la tumeur ou les métastases (douleurs par excès de nociception) ;
  • 2°- celles induites par un dysfonctionnement des nerfs par la tumeur ou les métastases : certaines fibres nerveuses, impli­quées notamment dans la sensibilité tactile, qui exercent un rôle inhibiteur sur la douleur ne fonctionnent plus (douleurs neuro- pathiques.

De quelles douleurs peut souffrir une femme atteinte d’un cancer du sein métastasé ?

Les douleurs métastiques

Lorsqu’un cancer du sein métastase, les tissus le plus souvent atteints sont les os, les poumons, le foie, plus rarement le cer­veau et d’autres organes. Au niveau des os (principalement ceux de la colonne vertébrale), la malade ressent, au début de l’atteinte métastatique, une douleur plutôt au mouvement, puis, plus ou moins rapidement, au repos et la nuit. Cette douleur, qui évoque au départ une banale lombosciatique, va ensuite s’accroître en intensité et en durée. À partir d’un certain stade d’évolution, la souffrance va augmenter fortement, entraînant alors de graves troubles d’appétit, une anxiété, etc. La maladie est alors devenue très handicapante. Cette évolution sera assez identique pour les métastases d’autres os ou organes. D’autres douleurs peuvent être secondaires aux traitements ; nous y reviendrons.

Les métastases au niveau cérébral font-elles également souffrir ?

Les atteintes cérébrales ne sont pas douloureuses lorsqu’elles ne sont pas volumineuses, ce qui est le cas le plus fréquent au début. Le plus souvent, elles se révèlent par des troubles neurologiques comme des paralysies ou des pertes de sensibilité au niveau du visage et du corps. Si la ou les métastases cérébrales évoluent rapidement, elles vont entraîner une inflammation et un œdème cérébral qui vont être à l’origine d’une hyperpression intracrânienne (le crâne est une boîte inextensible) et donc de maux de tête plus ou moins violents avec souvent des vomissements. Autre situation douloureuse : les ménin­gites carcinomateuses liées à une propagation des cellules cancéreuses dans le liquide céphalorachidien (liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière) qui peuvent induire des maux de tête et de cou mais aussi des douleurs réparties au niveau de tout le corps.

Comment se manifestent les douleurs métastatiques au niveau du thorax ?

Elles se ressentent au niveau de la paroi thoracique et sont rapidement très intenses avec irradiation vers les espaces intercostaux et le dos. (La respiration mobilise en permanence la cage thoracique.) Comme toutes les douleurs cancéreuses, elles s’intensifient avec l’évolution de la maladie qui envahit et détruit les tissus. Cette évolution peut entraîner, par

exemple, des destructions costales, des tassements vertébraux par augmentation de la métastase et destruction de la vertèbre, responsables de compressions des nerfs.

Les métastases d’un cancer mammaire au niveau du foie sont-elles douloureuses ?

Les symptômes n’apparaissent en général qu’à un stade évolué de la maladie : quand le volume métastatique, devenu important, dilate l’enveloppe du foie (appelée « capsule de Glison »). La douleur à type de pesanteur de plus en plus intense avec des accès aigus va devenir chronique.

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié