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Le syndrome métabolique

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Le syndrome métabolique

Le-syndrome-MetaboliqueC’est quoi?

On dit qu’il y a un syndrome métabolique lorsque trois ou plus des facteurs de risque suivants sont présents :
• Surpoids ou obésité, surtout obésité abdominale (la concentration de graisse à la taille). L’obésité abdominale est dé-terminée par le tour de la taille d’un individu et diffère selon le sexe : supérieure à 88 cm chez les femmes et supérieure à 102 cm chez les hommes. L’obésité liée à l’indice de masse corporelle, est supérieure à 30 kg/m2.
• Taux élevé de triglycérides sanguins : égal ou supérieur à
1,5 g/l.
Hypertension artérielle : supérieure à 130-85 mm Hg.
• Faible taux de cholestérol I1DL (« bon » cholestérol) : inférieur à 0,40 g/l chez les hommes et à 0,50 g/l chez les femmes.
• Glycémie élevée: égale ou supérieure à 1,1 g/l.
On la mesure grâce à un test effectué à jeun.

Ces facteurs de risque font actuellement l’unanimité. L’inflammation peut être mesurée sur le plan biologique par les taux de protéine C-réactive (CRP) complète et d’homocystéine sanguine, principaux marqueurs de l’inflammation, pour compléter ces données. Ainsi, une CRP élevée serait prédictive d’un risque de développement de diabète type 2. De plus des chercheurs ont trouvé que le taux de CRP est plus élevé de 32 % chez des femmes qui ont un régime alimentaire avec un indice glycémique élevé que chez celles qui suivent un régime à indice glycémique bas. Un fort taux de sucre dans le sang et le taux d’insuline sont tous deux des promoteurs de l’inflammation.

La principale cause du syndrome métabolique

C’est la résistance à l’insuline ou insulino-résistance. L’insuline, une hormone produite par le pancréas, est un peu comme une clé qui permet aux cellules de « s’ouvrir » pour absorber le glucose (sucre), contribuant ainsi à sa régulation. Si les cellules deviennent insulino-résistantes (la clé ne fonctionne plus), elles n’absorbent plus bien le glucose malgré la présence de l’insuline. Le glucose se retrouve alors en trop grande concentration dans le sang et en manque dans les cellules. Pour remédier à la situation et maintenir un taux de sucre adéquat, le pancréas doit produire toujours plus d’insuline. Un jour ou l’autre, le pancréas n’arrive plus à compenser et le taux de sucre dans le sang devient alors trop élevé.

Il existe une véritable épidémie de ces pathologies et complications en rapport avec le syndrome métabolique, avec une augmentation régulière du nombre de diabétiques, d’hypertendus, de personnes en surpoids ou obèses, voire de cancers et d’Alzheimer du fait de l’occidentalisation du mode de vie des populations où l’association obésité-sédentarité joue un rôle pathogénique majeur. Ainsi, le nombre de diabétiques était de 150 millions en 2000, et ce chiffre pourrait atteindre les 235 millions en 2025. Pour la France, le nombre de diabétiques de type 2 devrait passer de 2 millions de patients aujourd’hui à plus de 3 millions en 2025.

La probabilité de développer un diabète de type 2 est fortement en rap-port avec la quantité mais aussi avec la répartition de la masse graisseuse, car si cette dernière est surtout répartie au niveau de l’abdomen,c’est un marqueur fort de risque d’apparition d’un diabète, dans le cadre d’un syndrome métabolique. Le syndrome métabolique est étroitement corrélé au diabète de type 2 : près de 80 % des diabétiques européens et américains ont un syndrome métabolique.

Rôle du stress oxyda-tif dans le syndrome métabolique

Devant une exposition au stress oxyda-tif, avec une augmentation des taux de sucres et de graisses dans le sang, il y a une formation de dérivés réactifs de l’oxygène entraînant un déséquilibre oxyda-tif. Les mitochondries, véritables « poumons » des cellules se mettent alors à produire des radicaux libres en utilisant le sucre et les acides gras libres. Le stress oxydant, dû à l’augmentation du taux de sucre, affecte une grande partie des fonctions de l’organisme avec des conséquences cellulaires au niveau des cellules musculaires, graisseuses et pancréatiques. L’altération de ces dernières aboutit à une diminution de la sécrétion d’insuline, favorisant des augmentations répétées et soutenues du taux de sucre sanguin et une aggravation du stress oxydant et de ses effets toxiques surtout pour les cellules vasculaires, ce qui participe à la formation de la plaque d’athérome.

Ce stress oxyda-tif serait d’autant plus dangereux qu’il surviendrait sur un terrain déficitaire en défenses antioxydantes. L’état de stress oxyda-tif est ainsi lié à une balance négative entre production de radicaux libres et défenses antioxydantes. Lorsque ces dernières ne sont plus capables de faire face, il y a alors accumulation régulière de défauts de l’ADN, s’illustrant par le vieillissement et l’apparition de maladies liées à l’âge.

Si on mesure les taux de plusieurs antioxydants (vitamine C, E et caroténoïdes), on s’aperçoit qu’ils sont en dessous des taux optimaux en cas de syndrome métabolique. De même, une enzyme antioxydante comme la SOD (Superoxyde dismutase) est diminuée chez les diabétiques. Or, cette enzyme a un pouvoir antioxydant environ 80 fois plus élevé que celui de la vitamine E. On a décrit des carences en zinc chez les sujets diabétiques. Les baisses des taux sanguins de zinc et de chrome seraient des facteurs d’aggravation du diabète. De même, il existerait également un déficit en vitamine B12 dans le diabète de type 2. Enfin, en cas de syndrome métabolique, on retrouve des taux abaissés de vitamine C et des taux plus faibles en vitamine E que chez les sujets normaux.

Par ailleurs, les Okinawais âgés ont des taux des radicaux libres plasmatiques beaucoup plus bas que les jeunes, plus exposés au mode de vie occidental et plus sujet au risque de développer un syndrome métabolique. Ceci serait lié à leur régime alimentaire pauvre en calories et riche en antioxydants provenant des plantes et légumes et à leur pratique régulière d’exercices physiques. Ainsi le peroxyde lipidique, l’un des principaux radicaux libres, est significativement plus bas chez les centenaires.

Vidéo : Le syndrome Métabolique

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