Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien s’occuper de soi

Vous êtes ici: Médecine et Santé >>Grossesse >> Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien s’occuper de soi

Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien s’occuper de soi

 

Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien soccuper de soi grossesse L’occuper d’un bébé fait ployer le haut du dos. Il est attiré vers le bas par les nom­breux gestes du quotidien : sortir bébé du lit et de la baignoire, le langer à mauvaise hau­teur, le relever de son tapis de sol, le porter dans les bras et dans le kangourou, et l’allai­ter en position inconfortable. La distension des abdominaux et du périnée perturbe aussi l’équilibre musculaire du corps, entraînant une fatigue douloureuse de tout le dos, mais plus fréquemment de sa partie haute, entre les deux omoplates. La douleur peut irradier jusque dans la nuque. Masser cette zone apporte un soulagement indiscutable.

Le travail du périnée

Prenez le temps de vous occuper de votre périnée, autre muscle distendu par la gros­sesse et par l’accouchement. Le muscle péri- néal va du pubis au coccyx ; il entoure chaque orifice de la région génitale, contrôlant comme une valve circulaire leur ouverture et leur fermeture : méat urinaire, vagin, anus. Sa fonction est de soutenir les viscères. Il est le plancher de la cavité abdominale ; on l’appelle d’ailleurs aussi le plancher périnéal. Pendant la préparation à l’accouchement, et surtout lors de l’accouchement, le périnée a occupé le devant de la scène : beaucoup de femmes ont redécouvert ce muscle à ces moments-là. Muscle qui se commande, dans le sens de la contraction et la décontraction, muscle dont la mémoire d’éducation remonte à la petite enfance pour acquérir la propreté… Muscle éduqué, puis relégué aux oubliettes. Pendant la grossesse, le périnée et le bassin sont sollicités dans le sens de l’ouverture. L’accouchement a distendu le périnée et, s’il y a eu épisiotomie, l’a traumatisé. Vous pouvez maintenant lui proposer des infor­mations qui le resserrent et le recentrent.

Comment contracter le périnée

Lorsque vous urinez, interrompez le jet quelques secondes dès le début, puis conti­nuez : vous pouvez recommencer une ou deux fois de suite, mais ne tardez pas trop à laisser le jet filer ;
Au moment de déféquer, serrez puis relâ­chez l’anus. Bien souvent, les hémorroïdes proviennent d’une trop grande tension vers la fermeture du périnée anal.

Le périnée est le muscle le plus impliqué dans la sexualité féminine et masculine.

Après l’accouchement, il est important de lui proposer de s’invaginer vers l’intérieur pour redevenir l’écrin du sexe masculin.

 Pendant les relations sexuelles, n’hésitez pas à serrer quelques secondes et à détendre le vagin autour du pénis ; cela améliorera la qualité des sensations vaginales et de votre plaisir, comme celui de votre compagnon.

Variante : le haut du dos

Même position, bras ouverts en croix, coudes fléchis ou non. Vous pouvez glisser un coussin pas trop gros mais assez ferme (ou une balle en mousse) entre le haut du dos et le sol, et laisser le dos et le thorax se déployer et s’ouvrir dessus. Imaginez la respiration dans toute cette zone.

Frottez votre dos sur le coussin, de droite à gauche ou d’avant en arrière, en prenant appui sur le sol avec les pieds. Enlevez le coussin et observez l’étal de votre dos sur le sol.

Si l’épisiotomie continue à être sensible, si la douleur fait obstacle à la pénétration du pénis, massez la cicatrice (voir page 175) ou demandez à votre partenaire de le faire. Si les choses ne s’améliorent pas, n’hésitez pas à en parler à votre gynécologue.

L’homme a aussi un périnée ; c’est peut- être, pour lui, l’occasion de le connaître et d’apprendre à s’en servir. La contraction du périnée masculin permet également de retar­der l’éjaculation.

Au moment où l’homme sent approcher le « point de non-retour » de l’éjaculation, il comprime fortement avec le pouce la face dorsale de la verge à sa base : l’index et le majeur vont chercher très loin, jusqu’à l’anus, la racine de la verge. Cette compres­sion des muscles du plancher pelvien bloque l’éjaculation et donne du temps à la jouis­sance de chacun.

Les bons gestes pour être bien avec soi-même

Massage à faire pour soi-même

Se masser soi-même est aussi une manière de se détendre et de faire revivre sa sensua­lité. Se toucher est un facteur important d’acceptation de soi. Au début, l’idée d’ex­plorer votre corps et de vous masser vous semblera étrange. La culpabilité de prendre du plaisir à son propre toucher fait encore partie de notre éducation1.

Chauffez la pièce prévue pour votre massage. Calme, confort et lumière douce sont essen­tiels. N’oubliez pas de débrancher le téléphone. Adoptez la position la plus adéquate et la plus confortable pour vous masser. La position allongée sur le dos ou sur le côté sera idéale pour certaines parties ; pour d’autres, mieux vaudra vous asseoir ou vous allonger. Vous pouvez tout à fait utiliser un lait pour le corps ou une huile parfumée. Laissez vos mains se poser d’elles-mêmes là où elles en ont envie. Il n’est pas nécessaire de suivre un itinéraire particulier. Certaines régions vous invite­ront à y rester plus longtemps que d’autres. Laissez-vous guider par votre corps : il appelle vos mains là où il en a besoin. Ne soyez pas cri­tique envers vous ; votre corps a accompli un labeur merveilleux, il mérite toute votre atten­tion et votre respect. Travaillez lentement et en rythme. Réjouissez-vous de ce silence, de ce calme autour de vous. Il vous permet d’être en vous-même tout à l’écoute de vos sensa­tions.

Le ventre

Le ventre est une zone qui, plus qu’une autre en ce moment, peut vous appeler. Votre ventre se sent vide, et comme anesthésié. Il n’a plus les mêmes repères. Par vos mains, vous lui redonnerez la sensation de se resserrer, de se rassembler.

Progressez très doucement et lentement avec le plat de la main en effectuant de grands cercles concentriques du ventre vers le nombril.

Posez une main à plat sur chaque côté et à la base des côtes, les doigts vers le centre. Glissez les mains avec une légère pression, en les ramenant vers le nombril (voir figure 1).

Les fesses et les cuisses

Après une grossesse, les fesses, les cuisses sont aussi des zones mal aimées. Les masser aug­mentera la circulation sanguine et relancera leur vitalité.

Allongée sur le côté droit puis sur le gauche, promenez votre main à plat, du bas du dos jusqu’à la cuisse. Ne critiquez pas les zones d’embonpoint… Pendant la période de l’al­laitement votre corps y a mis les réserves nécessaires pour subvenir à vos besoins et à ceux de votre bébé.

Massez vos fesses en cherchant à délimiter leur rondeur. Prenez du plaisir à laisser glisser votre main sur vos rondeurs. La peau y est souvent très douce ; sinon, c’est l’occasion de l’adoucir. Cherchez du bout des doigts, en douceur, les tensions qu’elles renferment ; insistez dessus avec le talon de votre main.

Chaque fois que vous posez vos mains, sen­tez leur pression et leur chaleur. Imaginez qu’elles vous communiquent ce message : « Détends-toi, ici et maintenant. »

Les seins

Masser les seins est aussi une façon très agréable de maintenir leur sensibilité éro­tique (voir figure 2). Commencez par le centre du mamelon et élargissez les cercles jusqu’à ce que tout le galbe du sein ait été massé. L’utilisation d’un foulard de soie peut aussi être agréable. Ne soyez pas sur­prise si les seins coulent de plaisir.

Le périnée

Vous pouvez profiter de ce moment d’intimité avec vous-même pour masser votre périnée. Fortement sollicité, voire blessé par l’accou­chement, il peut être la cause de l’absence du désir de faire l’amour. Il peut « s’être coupé » de toute sensibilité et faire obstacle au plaisir de la pénétration, tout comme la douleur qui suit une épisiotomie peut repousser cette pénétration. Le périnée est, pour beaucoup de sexologues, la clef du bon fonctionnement sexuel de la femme et de l’homme. Nous pour­rions dire que le périnée est la voie d’accès au plaisir : plus il est vivant, tonique et sensible, plus il en donne. Beaucoup de femmes n’osent pas aller à la découverte de leur intimité. Pour­tant, la naissance d’un enfant est une occa­sion supplémentaire de mieux se connaître. Qui mieux que la femme peut le faire ?

Installez-vous confortablement et prenez de l’huile (d’amande douce ou d’olive). Toucher et voir votre sexe, découvrir (en vous servant d’une glace) la cicatrice de l’épisiotomie si elle existe vous offrent la possibilité de vous réapproprier votre corps.

Laissez votre doigt masser, par petits mou­vements circulaires, l’entrée et l’intérieur du vagin. Laissez partir à sa conquête la petite fille en vous, fraîche et spontanée. Mettez de côté celle qui pourrait, par des phrases répressives, couper cet élan. Laissez vos doigts aller où bon leur semble.

Le périnée inclut aussi les petites et les grandes lèvres, ainsi que le clitoris. Tout votre sexe est sensible et érectile. Ne craignez pas les sensations de plaisir qui peuvent naître de votre toucher. Elles soulèvent l’inertie, éveillent une pulsation.

Votre périnée est chaud et doux : il est nor­mal que des sécrétions accompagnent votre toucher et le rendent encore plus fluide. Certaines femmes, qui pratiquent la mé­thode Billings comme contraception, ont déjà l’habitude d’explorer leurs sécrétions vaginales car elles sont un excellent repère pour se situer tout au long du cycle mens­truel : leur consistance n’est pas la même au début, au milieu ou à la fin du cycle. Mieux vous sentirez les régions qui vous donnent du plaisir, mieux vous pourrez en faire profiter votre compagnon. Si on ne sait pas soi-même ce que l’on aime, on ne peut pas demander à l’autre de le procurer.

 

Vidéo : Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien s’occuper de soi

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Connaitre les bons mouvements et les bons gestes pour bien s’occuper de soi

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié